Demeure du chaos
blog.ehrmann.org
Salut les p'tits loups et louves,
/http%3A%2F%2Fi121.photobucket.com%2Falbums%2Fo207%2Fironmarc-photos%2FET_RGM340.jpg)
Encore mille mercis aux centaines
de supporters présents hier à Grenoble,
bien que nous ayons prévenu les autorités
judiciaires et administratives
plusieurs semaines auparavant,
la salle n'a pas été dimensionnée,
et nombre d'entre vous ont dû rester
à l'extérieur de la salle d'audience
ou du Palais, même certains fidèles
historiques et de la première heure
n'ont pas pu rentrer... merci aussi aux fidèles
qui étaient là ce matin à et à tous les Grenoblois
et Isérois présents. Merci de tout coeur
à tous les autres...
Deux jours en Enfer pour expliquer
aux hommes en noir que la demande
de la Mairie, que je qualifie toujours
de "réacs sortis de l'arc républicain",
de détruire 3123 oeuvres d'art est
un acte criminel car il blesse le
supplément d'âme que chacun porte en lui.
Du coté de l'avocat général et de la
Partie Civile, je suis édifié du réquisitoire.
Dans les premiers propos je suis
qualifié de terroriste intellectuel.
Même le Patriot Act de Rumsfeld
et ses faucons est plus tolérant :
"Soumettez vous monsieur Ehrmann,
la Demeure du Chaos c'est comme
un accident de la route, vos visiteurs
sont comme les automobilistes fascinés
par le spectacle morbide..."
"Il faut au minimum entre 500 et 1000 ans
pour statuer sur ce qu'est une oeuvre
d'art et un artiste"
[à ce titre il faut donc flinguer à peu près
90% des artistes répertoriés
à ce jour...] Note perso
"Il fallait faire la Demeure du Chaos
dans des friches ou dans des lieux
de déshérence"
"Vous aimez Saint Romain ou vous
allez ailleurs !"
"Ca me rappelle une certaine phrase :
"La France tu l'aimes ou tu la quittes"".
"L'afflux de plusieurs centaines de
milliers de visiteurs monsieur Ehrmann
c'est l'indice du mauvais goût"
Mais quelques minutes après, le même
Avocat général me demande de me
soumettre au plus grand nombre des
habitants de Saint Romain. Paradoxe
troublant de l'Avocat général qui si je
suis le raisonnement m'indique donc
que la masse des habitants de
Saint Romain sont l'indice du mauvais goût.
Coté Mairie, on atteint des sommets,
le Temple protestant que nous avons trouvé
dans la Demeure du Chaos,
appelé le Temple de Saint Romain de Couzon,
identifié par les historiens et l'Eglise
Réformée sans aucune ambigüité et
référencé dans notre catalogue raisonné
de la page 974 à 987 est une pure invention !
La Revel et sa clique crachent sur l'Eglise
Réformée, manque de chance pour eux,
ma famille d'origine allemande est protestante.
Revel est bien la marionnette de Dumont.
A un moment donné de l'audience,
Dumont n'arrive plus à rentrer,
Revel se décompose, que faire
en l'absence de son mentor. Quant à Dumont,
il restera prostré dans une posture de
prière et de mortification qui lui donne une
dimension profondément religieuse dans un
Tribunal par nature laïc et républicain.
Les attaques de la Mairie traduisent bien
leur ligne politique ; il faut briser, casser l'homme,
détruire les oeuvres, vomir les visiteurs,
nier les artistes, réécrire l'histoire en niant
l'existence du Temple protestant et surtout
expliquer que les forces du Mal sont au coeur
de la Demeure du Chaos. Eh oui ! On est en
2008, en France, dans une des principales
Cour d'Appel, une phrase résume tout :
un procès en sorcellerie.
En 48 heures, j'ai appris par les grands
témoins cités par l'Avocat général,
que l'oeuvre d'art doit êre incluse
dans le contrat social, régie par
le code de l'Urbanisme, par le
permis de construire, par l'acceptation
de la direction départementale de
l'équipement, par le plan d'occupation
des sols (POS) devenu Plan Local
d'Urbanisme (PLU) ; que le questionnement
de l'oeuvre d'art est en elle même un
trouble à l'ordre public, un coup de canif
au contrat social. L'oeuvre d'art doit être
en harmonie avec le nuancier et le cahier
des charges de notre architecte des Bâtiments
de France. Duchamp doit se retourner dans sa tombe.
Nos 313 000 visiteurs en 2 ans,
c'est l'indice du mauvais goût par un
public hagard et désoeuvré. Nous sommes
effectivement en état d'errance.
Nous violons les valeurs bourgeoises
et méprisons l'humilité des bonnes maisons
pavillionaires à 900 000 euros de Saint Romain.
Nous prônons par la Demeure du Chaos,
la fin de l'ordre bourgeois, la destruction
des valeurs morales, la rupture de l'harmonie,
la violation du bien commun.
Au centre des débats, un président qui
tient sa Cour, sobre, serein, il m'accordera
sur les deux jours, plus de deux heures d'intervention.
L'homme est secret, il entend le droit.
Connaître sa conviction intime est pratiquement
impossible, mais force est de reconnaître que
par son autorité, les débats, les interventions
si tragiques soient elles, ont eu le mérite de
donner un état des lieux du contrat social, de
sa bonne application et de la morale républicaine en 2008.
L'audition démarra avec cette déclaration :
"Monsieur le Président,
Mille fois la première question de mes
visiteurs abasourdis de la Demeure du Chaos est
« pourquoi » ?
La réponse me replonge en 1999,
quand après avoir dévoré le veau
d'or dans le grand festin paganiste
du siècle dernier, je cherchai à nouveau
ce monde gnostique.
Ma seule rédemption passait de nouveau
par cette terrible épreuve, renaître par ma
damnation première, la démence que l'on
reçoit comme une onction suprême à la naissance
pour se transcender dans l'Art. Cette fureur
maniaque, ma sulfureuse maîtresse sera de
nouveau ma complice avec ses troubles de l'humeur.
Elle donnera la vie à ma plume pour écrire
une longue, une très longue histoire qui naît
de la nuit des temps, s'abreuve du chaos
alchimique, prima materia de ce XXIème siècle
tragique et somptueux pour s'incarner dans ma
chair et mes Oeuvres et retrouver le monde
des demeures philosophales.
Il fallait accomplir ce Grand Oeuvre,
quel qu'en soit le prix, le hurlement des
gueux, la vindicte des hommes en noir
auxquels votre Cour appartient avec tout
le respect que je vous porte, l'anathème
des moralistes. Mais tous oubliaient,
Monsieur le Président, que depuis la
naissance du droit, il n'y a ni crime ni
délit lorsque le prévenu est en état de
démence ou contraint par une force majeure.
Cette démence de l'acte artistique, cette
force majeure qu'est la folie créatrice
permet à l'homme depuis des millénaires
de bâtir des temples, des catacombes
, des charniers, des lieux de génuflexion,
des calvaires, des labyrinthes, des Golgotha
, des oratoires, des chemins de croix, des
sanctuaires, des prieurés, des cathédrales
de lumière.
Tout cela, monsieur le Président,
sont les mots qui désignent la Demeure
du Chaos dont la dualité est l'Esprit de
la Salamandre, le souffle alchimique
de la Demeure.
Alors à la véritable question de la Cour,
pourquoi cette noirceur ? je vous réponds
simplement: quand vous verrez la noirceur,
réjouissez-vous car c'est le début de l'Oeuvre..."
Une seule certitude, le Juge
Suprême de ce Tribunal sera l'histoire
de l'Art. Et chacun des protagonistes,
magistrats, président, avocate générale,
et les parties, ont contribué à écrire des
lignes d'histoire de l'art qui hanterons
le 21ème siècle.
thierry
PS : comme pour hier, les télévisions
locales et nationales étant sur place pour
couvrir, on attend les journaux TV du soir
et de la nuit... si vous voyez un passage
sur une télévision natio ou locale, ou entendez
un passage sur une radio, vous pouvez
nous le signaler sur contact@salamanderspirit.org
et merci à tous ceux qui nombreux
nous ont écrits à ce sujet.
La Spirale renaît de ses cendres avec
l'édition spéciale "Aux portes du chaos"
; et notamment l'entretien sulfureux entre
deux ronins, mené par Laurent Courau himself.
Entre moi et Lukas, révélation, confidence,
addiction, rédemption, prophétie, incarnation.
Ames sensibles s'abstenir, 30 pages
que Dante n'aurait pas renié dans l'Enfer,
vous qui lisez ceci, abandonnez toute
espérance...
La Spirale
La spirale et son équipe destroy était
au coeur du procès à Grenoble avec
Laurent Courau himself.
Salut les p'tits loups et louves,
/http%3A%2F%2Fi121.photobucket.com%2Falbums%2Fo207%2Fironmarc-photos%2FET_RGM340.jpg)
Encore mille mercis aux centaines
de supporters présents hier à Grenoble,
bien que nous ayons prévenu les autorités
judiciaires et administratives
plusieurs semaines auparavant,
la salle n'a pas été dimensionnée,
et nombre d'entre vous ont dû rester
à l'extérieur de la salle d'audience
ou du Palais, même certains fidèles
historiques et de la première heure
n'ont pas pu rentrer... merci aussi aux fidèles
qui étaient là ce matin à et à tous les Grenoblois
et Isérois présents. Merci de tout coeur
à tous les autres...
Deux jours en Enfer pour expliquer
aux hommes en noir que la demande
de la Mairie, que je qualifie toujours
de "réacs sortis de l'arc républicain",
de détruire 3123 oeuvres d'art est
un acte criminel car il blesse le
supplément d'âme que chacun porte en lui.
Du coté de l'avocat général et de la
Partie Civile, je suis édifié du réquisitoire.
Dans les premiers propos je suis
qualifié de terroriste intellectuel.
Même le Patriot Act de Rumsfeld
et ses faucons est plus tolérant :
"Soumettez vous monsieur Ehrmann,
la Demeure du Chaos c'est comme
un accident de la route, vos visiteurs
sont comme les automobilistes fascinés
par le spectacle morbide..."
"Il faut au minimum entre 500 et 1000 ans
pour statuer sur ce qu'est une oeuvre
d'art et un artiste"
[à ce titre il faut donc flinguer à peu près
90% des artistes répertoriés
à ce jour...] Note perso
"Il fallait faire la Demeure du Chaos
dans des friches ou dans des lieux
de déshérence"
"Vous aimez Saint Romain ou vous
allez ailleurs !"
"Ca me rappelle une certaine phrase :
"La France tu l'aimes ou tu la quittes"".
"L'afflux de plusieurs centaines de
milliers de visiteurs monsieur Ehrmann
c'est l'indice du mauvais goût"
Mais quelques minutes après, le même
Avocat général me demande de me
soumettre au plus grand nombre des
habitants de Saint Romain. Paradoxe
troublant de l'Avocat général qui si je
suis le raisonnement m'indique donc
que la masse des habitants de
Saint Romain sont l'indice du mauvais goût.
Coté Mairie, on atteint des sommets,
le Temple protestant que nous avons trouvé
dans la Demeure du Chaos,
appelé le Temple de Saint Romain de Couzon,
identifié par les historiens et l'Eglise
Réformée sans aucune ambigüité et
référencé dans notre catalogue raisonné
de la page 974 à 987 est une pure invention !
La Revel et sa clique crachent sur l'Eglise
Réformée, manque de chance pour eux,
ma famille d'origine allemande est protestante.
Revel est bien la marionnette de Dumont.
A un moment donné de l'audience,
Dumont n'arrive plus à rentrer,
Revel se décompose, que faire
en l'absence de son mentor. Quant à Dumont,
il restera prostré dans une posture de
prière et de mortification qui lui donne une
dimension profondément religieuse dans un
Tribunal par nature laïc et républicain.
Les attaques de la Mairie traduisent bien
leur ligne politique ; il faut briser, casser l'homme,
détruire les oeuvres, vomir les visiteurs,
nier les artistes, réécrire l'histoire en niant
l'existence du Temple protestant et surtout
expliquer que les forces du Mal sont au coeur
de la Demeure du Chaos. Eh oui ! On est en
2008, en France, dans une des principales
Cour d'Appel, une phrase résume tout :
un procès en sorcellerie.
En 48 heures, j'ai appris par les grands
témoins cités par l'Avocat général,
que l'oeuvre d'art doit êre incluse
dans le contrat social, régie par
le code de l'Urbanisme, par le
permis de construire, par l'acceptation
de la direction départementale de
l'équipement, par le plan d'occupation
des sols (POS) devenu Plan Local
d'Urbanisme (PLU) ; que le questionnement
de l'oeuvre d'art est en elle même un
trouble à l'ordre public, un coup de canif
au contrat social. L'oeuvre d'art doit être
en harmonie avec le nuancier et le cahier
des charges de notre architecte des Bâtiments
de France. Duchamp doit se retourner dans sa tombe.
Nos 313 000 visiteurs en 2 ans,
c'est l'indice du mauvais goût par un
public hagard et désoeuvré. Nous sommes
effectivement en état d'errance.
Nous violons les valeurs bourgeoises
et méprisons l'humilité des bonnes maisons
pavillionaires à 900 000 euros de Saint Romain.
Nous prônons par la Demeure du Chaos,
la fin de l'ordre bourgeois, la destruction
des valeurs morales, la rupture de l'harmonie,
la violation du bien commun.
Au centre des débats, un président qui
tient sa Cour, sobre, serein, il m'accordera
sur les deux jours, plus de deux heures d'intervention.
L'homme est secret, il entend le droit.
Connaître sa conviction intime est pratiquement
impossible, mais force est de reconnaître que
par son autorité, les débats, les interventions
si tragiques soient elles, ont eu le mérite de
donner un état des lieux du contrat social, de
sa bonne application et de la morale républicaine en 2008.
L'audition démarra avec cette déclaration :
"Monsieur le Président,
Mille fois la première question de mes
visiteurs abasourdis de la Demeure du Chaos est
« pourquoi » ?
La réponse me replonge en 1999,
quand après avoir dévoré le veau
d'or dans le grand festin paganiste
du siècle dernier, je cherchai à nouveau
ce monde gnostique.
Ma seule rédemption passait de nouveau
par cette terrible épreuve, renaître par ma
damnation première, la démence que l'on
reçoit comme une onction suprême à la naissance
pour se transcender dans l'Art. Cette fureur
maniaque, ma sulfureuse maîtresse sera de
nouveau ma complice avec ses troubles de l'humeur.
Elle donnera la vie à ma plume pour écrire
une longue, une très longue histoire qui naît
de la nuit des temps, s'abreuve du chaos
alchimique, prima materia de ce XXIème siècle
tragique et somptueux pour s'incarner dans ma
chair et mes Oeuvres et retrouver le monde
des demeures philosophales.
Il fallait accomplir ce Grand Oeuvre,
quel qu'en soit le prix, le hurlement des
gueux, la vindicte des hommes en noir
auxquels votre Cour appartient avec tout
le respect que je vous porte, l'anathème
des moralistes. Mais tous oubliaient,
Monsieur le Président, que depuis la
naissance du droit, il n'y a ni crime ni
délit lorsque le prévenu est en état de
démence ou contraint par une force majeure.
Cette démence de l'acte artistique, cette
force majeure qu'est la folie créatrice
permet à l'homme depuis des millénaires
de bâtir des temples, des catacombes
, des charniers, des lieux de génuflexion,
des calvaires, des labyrinthes, des Golgotha
, des oratoires, des chemins de croix, des
sanctuaires, des prieurés, des cathédrales
de lumière.
Tout cela, monsieur le Président,
sont les mots qui désignent la Demeure
du Chaos dont la dualité est l'Esprit de
la Salamandre, le souffle alchimique
de la Demeure.
Alors à la véritable question de la Cour,
pourquoi cette noirceur ? je vous réponds
simplement: quand vous verrez la noirceur,
réjouissez-vous car c'est le début de l'Oeuvre..."
Une seule certitude, le Juge
Suprême de ce Tribunal sera l'histoire
de l'Art. Et chacun des protagonistes,
magistrats, président, avocate générale,
et les parties, ont contribué à écrire des
lignes d'histoire de l'art qui hanterons
le 21ème siècle.
thierry
PS : comme pour hier, les télévisions
locales et nationales étant sur place pour
couvrir, on attend les journaux TV du soir
et de la nuit... si vous voyez un passage
sur une télévision natio ou locale, ou entendez
un passage sur une radio, vous pouvez
nous le signaler sur contact@salamanderspirit.org
et merci à tous ceux qui nombreux
nous ont écrits à ce sujet.
La Spirale renaît de ses cendres avec
l'édition spéciale "Aux portes du chaos"
; et notamment l'entretien sulfureux entre
deux ronins, mené par Laurent Courau himself.
Entre moi et Lukas, révélation, confidence,
addiction, rédemption, prophétie, incarnation.
Ames sensibles s'abstenir, 30 pages
que Dante n'aurait pas renié dans l'Enfer,
vous qui lisez ceci, abandonnez toute
espérance...
La Spirale
La spirale et son équipe destroy était
au coeur du procès à Grenoble avec
Laurent Courau himself.
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